Une fois n'est pas coutume, je ne vais pas vous parler d'un film à voir… mais plutôt d'un film à ne PAS voir.

Si, par hasard, vous aviez envie d'aller voir un film débile (je dis ça comme ça…), vous pourriez être tentés  d'aller voir le nouveau "Panthère Rose"…
Donc, imaginons la scène : un ami, (ou une amie, à vous de voir) passe vous prendre pour aller au cinéma. Direction, le métro. _j'ai pas de ticket _pas grave je t'en passe un… ah merde, j'en ai plus qu'un - Donc déja 5 minutes d'attente au guichet, parce que le distributeur ne fonctionne pas, et qu'en plus d'être sourde, la personne qui vous précède ne trouve pas son porte monnaie, au fond de son cabas. _c'est pas grave, on est en avance…- 5 stations plus tard, vous sortez, bien content car à cette heure-ci on voyage aussi compressé qu'une rayure de Paul Smith, du métro.
_on est en avance, on va prendre un verre?_ok.-  2eme erreur. Car vous n'êtes pas seuls dans ce café, et le serveur, lui, est seul. Mais ça vous ne vous en rendez compte qu'au bout de 15 minutes, lorsqu'il se décide enfin à venir prendre votre commande _ Deux cocas light, svp… et si ça pouvait être rapide, parce que là, il nous reste juste 10 minutes… _ Bien, sûr, pas de problème monsieur (ou madame !)-
9 minutes et 45 secondes plus tard, alors que vous vous apprétiez à vous lever, fort courroucé, afin de vous rendre dans une bien belle salle obscure dolby thx digital surround 72.3, le serveur, un brin transpirant et essouflé, se pointe avec vos deux cocas… dont un light. _ah non, c'était deux light, monsi…_ah non, mon bon monsieur, vous m'avez bien dit 1 coca et 1 light_ bon, de toute façon, on a plus le temps de discuter, on avale ça et on file… je vais vous régler, tout de suite_ ça nous y fait 6 euros cinquante_tenez voila dix_ ah ben j'ai pas la monnaie, bouger pas je reviens de suite- 4 minutes plus tard, alors que vous êtes en train de tenter de retirer la très belle et très fraiche tache de coca qui macule une grande moitié supérieure de votre chemise blanche (ça vous apprendre à boire aussi vite), le serveur ramène enfin votre monnaie. Vous quittez alors précipitement le café, non sans avoir fait un léger croche patte au serveur, qui, les bras encombrés d'un plateau de cafés, est allé répandre celui-ci sur le pardessus en authentiques poils de yétis d'un grand monsieur distingué, mais maintenant ridicule. _ bon, euh, on file.
Vous arrivez enfin devant votre salle, pour voir ce film que vous attendez tant, car, comme moi, vous êtes un grand admirateur de cet acteur psychopathe qu'était Peter Sellers _ Je me demande quand même si Steve Martin va être à la hauteur? _boh, y' a pas de raison… - Curieusement, vous payez votre place normalement, sans encombre.
Enfin ! enfin vous êtes confortablement installé dans votre fauteuil, enfin calmé, reposé, serein… une sérénité rare, qui vous incite à vous poser la grande question : pourquoi? pourquoi tout ça, pourquoi courir, pourquoi l'argent… finalement ne seraient pas eux, les bonzes, qui auraient tout compris, cette méditation, ce dédain pour le matériel, juste les choses de l'esprit, pas de problèmes d'argent… car c'est bien connu, les bons comptes font les bonzes amis… et là le film commence.
thepinkpantheret là, et là… là vous demandez ce que vous foutez là. mais qu'est ce que c'est que cette merde??????!!!! Un Steve Martin grotesque, un Jean Reno totalement absolument incroyablement inexistant, une mise scène d'une platitude rarement atteinte, des gags pas gags (qui, comme à moi, vous arracheront timidement 2 petits Hin Hin…), une Beyonce Knowles sans interet ; bref, du rien. Du rien du tout à 7 euros la place. Je ne sais pas si c'est le fait d'avoir toujours à l'esprit les prestations de Sellers, Niven, et Capucine, qui écrase cette nouvelle version, mais franchement, je ne crois pas avoir vu un film aussi mauvais depuis bien longtemps.
Donc, si vous voulez une débilité, allez plutôt voir les bronzés, au moins vous savez à quoi vous attendre !